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Emission In Situ (LCP) - Françoise Guégot - 1ere diffusion le 28 avril 2011
In Situ esquisse ainsi le portrait hors du commun d’un député, pour découvrir l’âme d’une région en dialoguant avec ceux qui la font vivre.

Chaque semaine un député vous invite à le suivre dans sa circonscription. Hors contexte électoral, cette échappée en terre locale s’inscrit dans le cadre d’une démarche citoyenne et politique. Guide privilégié, le député dévoile son histoire et son engagement. Cette promenade loin de bancs de l’hémicycle le confronte aux réalités du terrain. Dans cette séquence, le parlementaire présente un lieu emblématique ou symbolique de sa circonscription et nous invite à rencontrer une personnalité à travers sa profession.

In situ est une coproduction LCP / SOWHATPRODUCTIONS – En partenariat avec la Caisse des Dépôts.
 

Publié le dimanche 17 avril 2011  - Parine Normandie

 
Future prison de Rouen : la promesse faite à Françoise Guégot
 
Elle est catégorique. La députée de Mont-Saint-Aignan (Seine-Maritime), François Guégot, est ressortie ragaillardie mardi de son entretien avec le ministre de la Justice, Michel Mercier. Sollicitée par le maire de Mesnil-Esnard, Serge Cramoison, l’élue UMP de la 2e circonscription de Seine-Maritime sait qu’elle jouait gros, confrontée à la grogne croissante des habitants et des élus des quatre sites présélectionnés par les services de l’Etat : Bois-Guillaume, Canteleu, La Vaupalière et Mesnil-Esnard.
Depuis mars – plutôt fâchée d’avoir été mise devant le fait accompli par les services de l’Etat une fois les études de faisabilité déjà réalisées – elle multiplie les démarches pour obtenir plus de concertation. Jusqu’à obtenir donc mardi une avancée de taille : « Le ministre a été d’accord avec moi sur le fait qu’il n’y aura pas de choix de site si le maire de la commune concernée n’est pas d’accord. La raison essentielle c’est qu’il existe de nombreux élus qui sont eux favorables à l’accueil de ce type d’établissement. Et puis c’est tout de même la moindre des choses, non ? On ne peut pas demander aux maires de concevoir des documents d’urbanisme en cohérence avec les territoires et imposer comme cela un tel équipement. Il ne s’agit pas seulement de mettre un trait de crayon sur une carte ! » juge-t-elle.
A ses yeux, les dés sont déjà jetés : « Les services de l’Etat devront poursuivre leur recherche pour proposer d’autres sites susceptibles d’accueillir la nouvelle prison de Rouen. » Dans les quatre communes concernées – tout récemment à la Vaupalière – population et élus ont en effet clairement affiché leur hostilité à la perspective d’implantation du centre de détention de douze hectares. Puisqu’elles ne sont pas d’accord, « il va falloir trouver autre chose », juge désormais la parlementaire, forcément particulièrement attentive à tout juste un peu plus d’un an des élections législatives.
« On n’est pas à trois mois près. S’il faut relancer les études on les relancera. Le rôle du politique ce n’est pas de laisser les services de l’Etat agir » tranche-t-elle.
L’Etat va donc devoir revoir sa copie ? Pas si sûr… Car au ministère de la Justice, on se garde bien de confirmer le préalable. « Juridiquement, l’Etat n’a pas besoin de l’accord du maire mais bien entendu le Garde des Sceaux a souhaité engager la discussion avec l’ensemble des élus » précise son cabinet. Pas plus, pas moins. A la préfecture de région à Rouen, la directrice de cabinet, Florence Gouache, surfe sur le même fil ténu. « Un établissement de cette taille peut difficilement être implanté sans concertation. Une recherche de consensus est en cours pour choisir un terrain.  Mais chaque chose en son temps. Peut-être que Mme Guégot a des informations que nous n’avons pas » nuance la haut-fonctionnaire.
Pourtant du côté de la députée, on persiste et on signe. « Pour moi les choses sont claires et je sais ce que m’a dit le ministre. Pas de choix sans accord du maire ».
Officiellement le Ministère reste fixé sur l’objectif d’une décision d’implantation l’été prochain pour une ouverture de la prison en 2015.

 

Le message des cantonales


Comme à chaque élection, la tentation est grande pour un parti d'enjoliver ses résultats. Se prêter à ce jeu peut, cette fois-ci, être mortifère : c'est la dernière fois avant 2012 que les Français se sont exprimés. Nous devons en tirer lucidement tous les enseignements : les électeurs ont clairement marqué une insatisfaction. La majorité ne peut faire comme si de rien n'était. Deuxièmement, ces inquiétudes se sont exprimées par le FN. Pour autant, le PS n'a pas été plébiscité et régresse même en suffrages par rapport à 2004.


Notre conviction est que la victoire de la majorité est possible en 2012, mais à certaines conditions.

L'unité d'abord : seul Nicolas Sarkozy peut remporter cette élection. Les résultats des cantonales, plus encore que les sondages, montrent que tout éparpillement nous condamne. L'élection présidentielle sera serrée. Il n'y a pas de place pour d'autres candidatures. Ceux qui choisiraient en 2012 un parcours de division seraient les fossoyeurs de la majorité et deviendraient de fait les alliés objectifs du PS et du FN.

Il est temps de mettre en perspective tout ce qui a été fait. La France a changé : retraites, universités, organisation administrative, Pôle emploi, renforcement de l'euro, Grenelle de l'environnement... Toutes ces réformes ont demandé des efforts aux Français. L'année 2011 permettra enfin d'en récolter les fruits, notamment en termes d'emploi. La majorité et notre parti doivent mieux assumer cette pédagogie des résultats et ne pas donner le sentiment de tourner chaque semaine une page blanche.

La force d'une majorité, c'est d'être dans l'action face à un PS que les primaires enferment dans la lutte des clans. 2011 doit être une année utile. Elaborer un programme bien sûr, en associant les élus de terrain et les militants, et pas seulement les think tanks parisiens ; mais les débats sans fin avec une surenchère de déclarations et un sentiment de confusion à l'arrivée ne peuvent convenir à une majorité.

Nous devons marcher sur nos deux jambes. Le régalien, bien sûr, avec la sécurité et les questions d'intégration. Mais est-ce suffisant ? Notre famille politique peut-elle en faire sa mono-obsession ? Pouvons-nous oublier que notre pays sort d'une crise et que l'emploi fait partie des préoccupations majeures de nos concitoyens ?

Nous devons réinvestir le terrain social. Notre priorité doit aller aux classes moyennes qui ont payé le tribut le plus lourd dans la crise et qui ont exprimé leurs frustrations lors de ces élections en allant vers le FN.
 

Positionner le débat

La question fondamentale est celle de la justice de notre protection sociale. Minée par des abus, elle donne le sentiment de ne plus être équitable et de dériver vers un assistanat mal encadré. Nous devons retrouver le sens de la justice et rééquilibrer notre discours sur le terrain social.

Enfin, la clarté par rapport au FN. Ce n'est pas uniquement sur le terrain de la posture morale que ce sujet peut être abordé. C'est sur le fond de ses propositions qu'il faut obliger le FN à s'expliquer.

Mme Le Pen, qui bat des records d'absentéisme au Parlement européen, propose la sortie de l'euro. Fort bien. Mais le retour au franc entraînerait une dévaluation de 20 %. Autrement dit, Mme Le Pen propose aux Français de perdre 20 % de leurs économies et de leur pouvoir d'achat. Le plein d'essence passerait de 65 à 80 euros. Voilà des thèmes sur lesquels on peut positionner le débat et non dans une surenchère verbale sur les sujets de l'immigration.

Oui, la victoire de 2012 est possible. Mais elle suppose bien de tirer toutes les leçons de ce scrutin en réinvestissant tout le champ du politique.

Brigitte Barèges, députée (UMP, Tarn-et-Garonne) ;
Gérard Cherpion, député (UMP, Vosges) ;
Françoise Guégot, députée (UMP, Seine-Maritime) ;
Bernard Perrut, député (UMP, Rhône) ;
Laurent Wauquiez, ministre chargé des affaires européennes.

 

Brigitte Barèges, Gérard Cherpion, Françoise Guégot, Bernard Perrut, Laurent Wauquiez Article paru dans l'édition du 30.03.11
Vendredi 4 mars 2011
La Tribune - Egalité hommes-femmes dans la fonction publique : un énorme chantier

Dimanche 6 mars 2011
Acteur Publics - Le rapport Guégot remis ce lundi à Nicolas Sarkozy

Lundi 7 mars 2011
Europe 1 - Il faut 40% de femmes hauts fonctionnaires
Le Monde - Vers des quotas de femmes dans la haute fonction publique
La Croix - Un rapport préconise un quota de 40 % de femmes dans la haute fonction publique
AFP - Un rapport préconise de réserver aux femmes 40% des postes de hauts fonctionnaires
Localtis - Mesdames, devenez ambassadrices!
BFM - Vers l’instauration de quotas de femmes dans la fonction publique ?
La Gazette des Communes - 40% des postes de direction de la fonction publique devraient échoir aux femmes

Mardi 8 mars 2011

arftlv.org - Le rapport Guégot sur l'égalité professionnelle dans la fonction publique juge la formation nécessaire
Les Nouvelles News - Quand les bébés freinent les carrières
France Info - Disparités hommes-femmes : il existe pourtant des solutions
Le Figaro - Parité : peu de femmes sont hauts fonctionnaires
RTL - C'est la journée de la femme !
Infirmiers.com - Fonction publique hospitalière : inégalité hommes/femmes
Le Fait du Jour - France Bleu : davantage de femmes aux postes de direction dans la fonction publique
Le Telegramme  - La Fonction publique ne montre pas l'exemple
Les Echos - Fonction publique : Georges Tron veut instaurer des quotas de femmes aux postes de direction
La Gazette des Communes - Femmes dans la haute fonction publique: Tron veut un accord avec les syndicats
LCP - (Vidéo) Journal du mardi 8 mars 2011

Mercredi 9 mars 2011

Vocation Fonctionnaire - Des « contraintes chiffrées » pour l’égalité homme/femme dans la fonction publique
Vocation Fonctionnaire - 69,2 % de femmes dans l’Éducation nationale
Communiqué de presse - Egalité professionnelle entre les hommes et les femmes dans la fonction publique

Jeudi 10 mars 2011
Challenges - Madame l'ambassadeur

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