Bientôt des quotas dans la haute fonction publique

La députée Françoise Guégot, qui doit remettre à Nicolas Sarkozy un rapport sur l’égalité entre les hommes et les femmes chez les fonctionnaires, préconise des “objectifs clairs et contraignants”, assortis de “pénalités”. Une idée soutenue par Georges Tron, secrétaire d’État à la Fonction publique.


Fini le temps des rapports sans suite et des constats vains : le gouvernement a décidé de frapper fort et d’imposer des quotas de femmes dans la haute fonction publique. Selon nos informations, l’idée de “fixer des objectifs clairs et contraignants” avec des “pénalités” en cas de non-respect par les administrations fait son chemin. Cette proposition va figurer noir sur blanc dans le rapport que doit remettre fin janvier ou début février la députée Françoise Guégot (UMP), chargée en septembre 2010 par Nicolas Sarkozy d’une mission sur l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes dans la fonction publique.
L’élue de Seine-Maritime estime que, comme pour la parité en politique, il est temps de tourner le dos à l’incitation douce et de passer à la contrainte afin de faire bouger les administrations. Interrogé en marge de ses vœux à la presse, lundi, Georges Tron a confié qu’il soutiendrait cette démarche, qui pourrait aboutir à une loi. Le secrétaire d’État chargé de la Fonction publique et Françoise Guégot se sont vus la semaine dernière pour mettre la dernière main aux conclusions de ce rapport très attendu.

16,1 % de directrices
Le constat est en effet accablant pour l’État, qui se doit de montrer l’exemple. Chez les fonctionnaires d’État, la part des femmes au sein des emplois de direction représente 16,1 %, selon le récent rapport annuel 2009-2010 sur l’état de la fonction publique. “Elle reste très faible au regard de la place majoritaire qu’elles occupent parmi les postes de cadres (56,6 % des emplois de catégorie A en incluant les enseignants et les militaires)”, souligne le document, publié fin décembre par Bercy.
La situation n’est guère meilleure dans la fonction publique territoriale, avec 18 % des emplois de direction (directeurs généraux de service, directeurs généraux adjoints et directeurs généraux des services techniques) occupés par des femmes. Quant à la fonction publique hospitalière, les femmes représentent 55,3 % des personnels de catégorie A, 50,4 % du corps des directeurs d’établissement sanitaire, social et médico-social, mais seulement 16,3 % des directeurs d’hôpitaux.

Présidents de jury
Le rapport Guégot, qui mettra l’accent sur “l’accompagnement du déroulement de carrière”, entend mettre au jour les blocages qui empêchent l’accès des femmes aux plus hautes fonctions de l’administration. La députée constate, par exemple, que si des efforts ont été faits pour féminiser les jurys de concours, les présidents restent très majoritairement des hommes… Concernant les nominations en Conseil des ministres, alors que rien n’interdit aux ministres de proposer des noms de femmes, “la short list préparée par l’administration comporte la plupart du temps des noms d’hommes”, déplore Françoise Guégot.
Fixer des objectifs contraignants aux administrations risque toutefois de se heurter au manque d’information et de statistiques fiables sur la part des femmes au sommet de l’État. “Nous manquons de données factuelles et donc d’indicateurs”, reconnaît la députée, qui appelle l’administration à faire un “effort de transparence” sur cette question.
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L'article sur le site d'Acteurs Publics: http://www.acteurspublics.com/article/17-01-11/bientot-des-quotas-dans-la-haute-fonction-publique

Les réactions de la presse suite à la mission confiée par le Président de la République à Françoise Guégot

Paris-Normandie - Mercredi 29 septembre 2010 :Mission et démission pour Françoise Guégot

Agglo TV - Mercredi 6 octobre 2010 : Eric WOERTH et Georges TRON s’engagent en faveur de l’égalité professionnelle dans la Fonction publique

Megados - Jeudi 6 octobre : Eric Woerth et Georges Tron : pour une égalité professionnelle

Vocations Fonctionnaire - Mercredi 13 octobre : Egalité hommes femmes dans les fonctions publiques

Françoise Guégot est cosignataire avec Laurent Wauquiez et 36 parlementaires d'une tribune parue dans le Figaro le 1er juillet 2010
 


Certains voudraient faire croire que la question de la réforme des retraites se résume à celle de l’âge légal de départ à la retraite : 60, 62, 63, 65 ans ?
La réalité, c’est que le Président de la République et le Gouvernement ont conçu une réforme d’ensemble des retraites, qui comporte toute une série de choix et d’arbitrages. Derrière ces paramètres, se pose la seule vraie question : la réforme est-elle juste, ou non ? Est-elle répartie équitablement, ou non ?
Nul ne se fait d’illusion. Réformer les retraites suppose d’avoir le courage de demander des efforts aux Français. Notre conviction, c’est que les Français sont beaucoup plus matures que ne le prétendent certains politiques. Ils sont prêts à accepter les réformes nécessaires, mais leur exigence absolue, c’est celle de la justice. Ils sont d’accord pour faire des efforts, mais à une condition : que tout le monde partage une partie de la charge.

Nous, responsables politiques, parlementaires et élus, qui appartenons à une sensibilité de droite sociale, sommes profondément attachés à ce souci de justice. Or, la marque de fabrique de la réforme des retraites, c’est précisément cette préoccupation, qui informe chacun des arbitrages.

La réforme est juste parce qu’elle ne diminue pas le montant des pensions. Rappelons-nous que les retraités d’aujourd’hui ont construit l’économie française des Trente Glorieuses, avec des cadences de travail souvent exigeantes.
La réforme est juste parce qu’elle fait participer tous les Français. Trop souvent, par le passé, l’effort a pesé sur les seuls salariés du privé, en pariant sur le fait qu’ils ne descendraient pas dans la rue pour se faire entendre. Au contraire, cette réforme rapproche les cotisations des régimes publics de celles du privé. Elle ne cache pas les régimes spéciaux sous le tapis, mais les fait aussi participer à l’effort collectif.
La réforme est juste parce qu’elle tient compte des situations particulières. Ceux qui ont abîmé leur santé au travail pourront partir plus tôt. Ceux qui ont commencé à travailler avant les autres pourront prendre leur retraite avant les autres. Le parcours des jeunes et des femmes est également mieux pris en considération.
La réforme est juste aussi parce que son financement est équitablement réparti. Loin des discussions idéologiques sur le bouclier social, cette réforme apporte une réponse claire : une partie de l’effort est assumée par les salariés, une partie par les entreprises et une partie par les plus hauts revenus.
Enfin, cette réforme est juste, et ce point nous tient particulièrement à cœur, parce qu’elle n’oublie pas l’emploi des seniors. Dans les années 1990, les grands donneurs de leçons socialistes se sont disqualifiés en le massacrant. Martine Aubry est la ministre du travail qui a le plus poussé les seniors vers la sortie. À l’inverse, depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, nous n’avons eu de cesse de revaloriser l’emploi des plus de 55 ans. Nous ne découvrons pas le sujet et nous n’arrivons pas sans résultat. En trois ans, nous avons amélioré le taux d’emploi des seniors de 4 points. Mais il faut aller plus loin, en nous dotant d’outils simples et de bon sens : aider nos seniors à transmettre leur savoir-faire à nos jeunes, favoriser leur recrutement avec un programme « zéro charge ».

Bien sûr, l’enjeu financier de la réforme est majeur. Si rien n’est fait, comme le proposent les socialistes, notre pays accumulera 500 milliards d’euros de déficit d’ici 2020. Au contraire, cette réforme nous permet, dans le même délai, d’arrêter de créer de la dette.
Mais pour nous, qui appartenons à la sensibilité droite sociale, cette réforme a surtout une vertu supplémentaire : elle permet d’avancer vers une plus grande justice et une plus grande solidarité, entre les générations et entre les salariés, notamment du public et du privé. Dans les années passées, ce qui a nourri l’injustice dans notre pays, c’est le manque de courage politique, c’est l’acceptation tacite, silencieuse, des corporatismes acquis. Telle est la voie proposée par le PS, qui préfère un gigantesque matraquage fiscal à un effort équitablement réparti.
Cette réforme est aussi un rendez-vous avec nous-mêmes : elle montre que si la société française, dans toutes ses composantes, accepte de porter collectivement les changements indispensables, alors ces efforts deviennent acceptables. C’est à cette condition que nous pourrons inscrire notre modèle social sur la durée et redynamiser notre pacte républicain.

 
Françoise Guégot sera l'invitée du journal télévisé de France 3 Haute Normandie ce mercredi 2 juin 2010 à 19h.

Son intervention en direct concernera la réforme des retraites en cours de discussion entre le gouvernement et les partenaires sociaux. Elle rejoindra ensuite Pierre Méhaignerie et Arnaud Robinet au Rexy à Mont Saint Aignan pour le débat public "Sauvons nos retraites" qui débutera à 20h30.

Revoir le Journal télévisé (puis cliquez sur "mercredi 2 juin")

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