C'était il y a 15 jours, la conférence des grandes écoles fit part de son hostilité à l'idée d'intégrer un quota de 30% d'élèves boursiers au sein de ses effectifs.

La pression médiatique étant retombée, il me semble opportun d'apporter un éclairage nouveau sur un débat qui s'est construit sur un substrat mensonger : il n'a jamais été question d'intégrer 30% d'élèves boursiers au sein d'établissements qu'il convient d'appeler « les grandes écoles ».

Par contre, il est effectivement question, pour des raisons d'équités évidentes, de créer les conditions de réussite des élèves boursiers aux différents concours de grandes écoles. L'objectif est d'atteindre prochainement une représentativité de ces élèves avoisinant les 30% des effectifs globaux des grandes écoles. Ils passeront les mêmes concours que tous les étudiants; de leur réussite à ce concours dépendra leur intégration dans ces écoles.

Leur succès aux concours passe par la mise en place de préparations, adaptées aux exigences des concours, qu'ils pourront suivre. Il n'est pas normal que des étudiants issus de milieux défavorisés n'aient pas la possibilité, alors que manifestement ils en ont les capacités et la volonté, d'être préparés dans des conditions optimales aux concours de grandes écoles.

Des initiatives ont déjà été prises en ce sens par le lycée Henri IV, les résultats se sont avérés intéressants et encourageants. Si l'on veut que les grandes écoles soient le miroir de la diversité française, n'hésitons pas à être iconoclastes.

Françoise Guégot
Mardi 25 août, Nicolas SARKOZY, avec François FILLON et Christine LAGARDE, a réuni les représentants du secteur bancaire et financier. Cette réunion a débouché sur des mesures concrètes en faveur du financement de l’économie et sur la rémunération des traders.    
  • Le Gouvernement a demandé aux banques de continuer à augmenter leurs encours de crédits et à faire un effort particulier en direction du financement du logement des Français et des PME fragilisées par la crise.
  • Parce que l’Etat n’acceptera pas que les comportements irresponsables qui ont conduit l’économie mondiale au bord du gouffre réapparaissent, Nicolas SARKOZY a également annoncé de nouvelles règles précises, contraignantes et immédiates pour encadrer la rémunération des traders. Le contrôle des banques sera renforcé et celles qui ne joueront pas le jeu seront sanctionnées.
  • Pour autant, la question des bonus qui est au coeur de la moralisation du capitalisme financier voulue par le Président de la République, ne doit pas être traitée par la France seule. Parce qu’il faut une réponse collective et internationale, notre pays va se battre pour que ces nouvelles règles exemplaires et inédites soient adoptées par ses partenaires au prochain sommet du G20 à Pittsburgh (Etats-Unis) les 24 et 25 septembre.
visionnez la video du discours de Nicolas Sarkozy
RENTREE SCOLAIRE: DISPOSITIF DE PREVENTION CONTRE LA GRIPPE A

LES CHIFFRES
  • 12 millions : c’est le nombre de dépliants d’information qui seront distribués aux parents à la rentrée scolaire.
  • 552 : c’est le nombre d’heures de cours TV (264 h)et radio (288 h) prêts à être diffusés pour tous les niveaux d’enseignement en cas de fermeture d’une classe ou d’un établissement.
L’ESSENTIEL
  • Le 18 août, après avoir réuni la cellule ministérielle de veille sur la grippe A, Luc CHATEL a présenté le plan d’action du ministère de l’Education nationale face à la grippe A.
  • Ce plan comporte trois grands axes :
  • Assurer la protection des élèves et des personnels ;
  • Assurer le traitement des cas groupés dans les écoles ;
  • Assurer la continuité administrative et pédagogique.
  • L’objectif, c’est de nous préparer sereinement mais activement à toute éventualité au cours des semaines à venir. C’est pourquoi, nous avons choisi une action pragmatique et adaptable en permanence en fonction de la propagation du virus.
  • Tous les acteurs de l’Education nationale sont pleinement mobilisés, avec un objectif clair : limiter l’impact de la grippe A dans nos écoles.  
QUELS SONT LES GRANDS AXES DE CE PLAN ?
  • Ce plan, qui s’inscrit dans le cadre du Comité interministériel de crise présidé par Brice HORTEFEUX en présence de Roselyne BACHELOT, comporte trois grands axes :
  • Assurer la protection des élèves et des personnels grâce à une information optimale sur les gestes d’hygiène essentiels ;
  • Assurer le traitement des cas groupés dans les écoles grâce à une réponse au cas par cas, réactive et efficace ;
  • Assurer la continuité administrative et pédagogique grâce à des plans de continuité du service public concertés et adaptés.
  • Pour une efficacité maximale, tous les acteurs de l’Education nationale sont mobilisés : la cellule ministérielle de veille mise en place par le ministère de l’Education nationale (composée des principaux directeurs de l’administration centrale, elle se réunira désormais chaque semaine), les recteurs et inspecteurs d’académie, les correspondants académiques « pandémie grippale » et les personnels de santé de l’Education nationale.
CONCRÈTEMENT, COMMENT PROTÉGER LES ÉLÈVES ET LES PERSONNELS ?
  • Le virus est particulièrement contagieux, mais il y a des gestes simples qui peuvent limiter sa diffusion : se laver les mains régulièrement ; se couvrir la bouche et le nez avec un mouchoir en papier lorsqu’on tousse ou éternue ; éviter tout contact avec une personne malade. Ces précautions, que l’on appelle des « gestes barrières », constituent une protection de premier ordre contre la propagation du virus.
  • Parce que l’information et l’apprentissage des mesures de prévention sont les meilleures mesures de préparation, le ministère de l’Education nationale organisera dès la rentrée une campagne d’information :
  • Des affiches et des autocollants peuvent d’ores et déjà être commandés gratuitement auprès de l’Institut national de prévention et d’éducation à la santé (INPES).
  • Le 31 juillet, Luc CHATEL a adressé une circulaire aux recteurs avec un objectif clair : l’ensemble des élèves scolarisés de la maternelle à la terminale devront recevoir, dans les tout premiers jours de la rentrée, une information pédagogique sur les gestes d’hygiène essentiels.
  • Enfin, pour répondre aux questions que les parents d’élèves se posent, le ministère de l’Education nationale a réalisé un dépliant de 4 pages intitulé « Vous informer sur la grippe A/H1N1 et la scolarité de votre enfant ». Ce document sera diffusé dès la rentrée à 12 millions d’exemplaires.  
QUE FAIRE FACE AUX CAS GROUPÉS DANS LES ÉCOLES ?
  • Un cas groupé correspond à l’apparition de 3 cas au moins de syndromes grippaux en moins d’une semaine dans une même classe ou dans des classes différentes avec des activités partagées.
  • Pour prévenir les cas groupés, il est indispensable d’agir dès le premier cas en gardant l’enfant au domicile en cas de suspicion de grippe et en isolant les élèves et personnels qui développent des symptômes grippaux.
  • Pour y faire face, le ministère de l’Education nationale a rédigé avec les ministères de l’Intérieur et de la Santé une circulaire qui prévoit les modalités de gestion de ces cas groupés dans les écoles. Cette circulaire, qui sera diffusée dans les tout prochains jours, précise également les modalités de fermeture et de réouverture d’écoles et d’établissements scolaires.
  • Dès l’apparition de cas groupés, le directeur d’école ou le chef d’établissement doit en informer sans délai la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS), les autorités académiques qui avertiront directement le Préfet, ainsi que les représentants de la collectivité locale compétente. Il doit également rechercher les contacts proches de ces cas groupés pour les prévenir.
     
VA-T-ON FERMER TOUTES LES ÉCOLES ?
  • Absolument pas ! La rentrée scolaire se déroulera, comme prévu, le 2 septembre. Dans l’hypothèse d’un cas groupé, la fermeture d’une ou plusieurs classes, voire de la totalité de l’école ou de l’établissement scolaire, pourra être envisagée. Mais cette mesure ne sera pas automatique.
  • La décision de fermer une école sera prise par le Préfet au cas par cas et en concertation avec les autorités académiques, les autorités sanitaires et les collectivités locales concernées. Elle sera basée sur deux appréciations essentielles :
    • La situation épidémiologique au niveau local et au niveau national : la décision de fermer une classe ou un établissement aura un impact vraiment important si la circulation virale est encore limitée dans
      la population.
    • L’efficacité attendue d’une action rapide : fermer une classe ou un établissement sera plus efficace si les cas sont regroupés dans le temps et si la décision est prise et appliquée le plus tôt possible.
  • Bien sûr, l’ensemble des critères de fermeture et de réouverture d’un établissement scolaire sont susceptibles d’évoluer en fonction des décisions et recommandations du ministère de la Santé.
     
LA CONTINUITÉ ADMINISTRATIVE ET PÉDAGOGIQUE VA-T-ELLE POUVOIR ETRE ASSURÉE ?
  • Concernant la continuité administrative : un plan de continuité de l’administration centrale est sur le point d’être finalisé. Quant aux plans de continuité administrative pour les services déconcentrés, les recteurs d’académie les finaliseront d’ici la fin du mois. Pour ces services, ce sont 7 millions de masques qui sont d’ores et déjà disponibles et 1,3 million de masques supplémentaires qui seront livrés avant la fin de l’été.
  • Concernant la continuité pédagogique : le plan conçu par l’Education nationale permettra aux élèves de bénéficier non seulement de ressources éducatives grâce à la télévision, la radio et Internet, mais aussi d’un lien pédagogique avec un enseignant pour les élèves des collèges et lycées.
  • Concrètement, au-delà des ressources et des cours mis en ligne par les établissements, les académies et le CNED, des cours pourraient être diffusés à la radio (France Culture) et à la télévision (France 5). Au total, ce sont 264 heures d’émissions télévisées et 288 heures d’émissions radiophoniques qui pourraient être assurées à raison de 6 heures radiophoniques et 5h30 télévisées par jour, 4 jours par semaine.  
N’EN FAIT-ON PAS UN PEU TROP ?
  • On n’en fait jamais trop pour la santé de nos enfants ! Vous savez, ce sont plusieurs millions d’élèves qui vont faire leur rentrée scolaire le 2 septembre et nous avons le devoir de les protéger face à un virus qui se propage facilement.
  • C’est pourquoi le Gouvernement se prépare activement mais sereinement à toutes les éventualités qui pourront survenir dans les semaines et les mois à venir. Il ne faut pas dramatiser, mais il ne faut pas non plus sous-estimer la propagation du virus.
 

LES CHIFFRES

  • 960 : c’est le nombre de cas confirmés et probables en France (au 27 juillet 2009).
  • 94 millions : c’est le nombre de doses de vaccins commandées par le Gouvernement.
  • 1 milliard : c’est le nombre de masques antiprojections dont la France dispose pour les malades.

L’ESSENTIEL


  • Trois mois après la première alerte donnée par l’Organisation Mondiale de la Santé, le seuil des 140 000 cas a été franchi au niveau mondial. En France, l’Institut de veille sanitaire (InVS) dénombre, au 27 juillet 2009, 960 cas. A ce stade, dans notre pays, aucun décès n’a été recensé.
  • L’apparition de foyers de cas groupés sans lien avec un voyage à l’étranger indique un début de circulation active du virus au sein de la population française.
  • Face à cette évolution, Roselyne BACHELOT-NARQUIN a décidé d’adapter la prise en charge des patients : depuis le 23 juillet, les patients présentant des symptômes de la grippe sont invités à contacter de façon prioritaire leur médecin traitant. Parallèlement, le Gouvernement a pris les mesures nécessaires pour être en capacité d’offrir aux Français qui le souhaitent la possibilité de se faire vacciner contre le virus A/H1N1.
  • Face à la grippe A/H1N1, tous les services de l’Etat sont mobilisés et la coordination interministérielle a été renforcée.
  • Durant l’été, le Gouvernement va continuer à préparer notre pays à l’arrivée d’une épidémie de grande ampleur avec un objectif clair : limiter son impact sanitaire et social.
     
QUELLE EST LA SITUATION ?
  • Trois mois après la première alerte donnée par l’OMS, le seuil des 140 000 cas a été franchi au niveau mondial. Si la grippe A/H1N1 touche fortement l’hémisphère sud qui est en plein hiver austral (13 000 cas en Australie, 11000 cas au Chili), l’Europe n’est pas épargnée. C’est au Royaume-Uni, que l’on compte le grand nombre de cas (100 000 cas confirmés, en augmentation rapide).
  • En France, l’Institut de veille sanitaire (InVS) dénombre 960 cas. Quatre personnes ont été admises en service de réanimation du fait de leur état qui depuis, s’est amélioré. A ce stade, dans notre pays, aucun décès n’a été recensé.
POURQUOI FAIRE ÉVOLUER LA PRISE EN CHARGE DES PATIENTS ?
  • Récemment, l’apparition de foyers de cas groupés sans lien avec un voyage à l’étranger indique que le virus commence à circuler au sein de la population française. C’est pourquoi le Gouvernement a décidé d’adapter le dispositif de prise en charge des patients pour qu’il soit en phase avec l’évolution épidémiologique.
  • Au début de l’épidémie avec l’apparition de quelques cas, nous avions un objectif clair : ralentir au maximum la pénétration du virus sur le territoire, mais aussi mieux le connaître et évaluer sa virulence. C’est pourquoi l’hospitalisation était automatique. Dans un second temps, la plus grande diffusion du virus et sa faible virulence nous ont conduit à augmenter le nombre d’hôpitaux en mesure d’accueillir les malades.
  • A présent que les cas se font plus nombreux, que nous savons que ce virus commence à circuler et que sa virulence est à ce stade modérée, nous adaptons notre dispositif de prise en l’élargissant à la médecine ambulatoire.
EN QUOI CONSISTE LE NOUVEAU DISPOSITIF ?
  • Depuis le 23 juillet, les patients qui présentent des symptômes de la grippe doivent, en priorité, se tourner vers leur médecin traitant. Toutefois, le recours au SAMU et au centre 15 reste activé. Il permettra de prendre en charge les cas graves, et dans tous les cas, les enfants de moins de 1 an qui doivent faire l’objet d’un traitement et d’une surveillance particulière en milieu hospitalier.
  • Ce nouveau dispositif repose sur deux éléments essentiels :
1. Des stocks de produits de santé disponibles sur l’ensemble du territoire pour être accessibles aux professionnels et aux patients. Sur prescription médicale, les pharmacies distribuent ainsi gratuitement des masques anti-projections. Cependant, la prescription d’anti-viraux, remboursés par la sécurité sociale, ne devra pas être systématique.
2. Une large information des professionnels de santé et du grand public. Pour les professionnels, un courrier d’information a été envoyé à plus de 80 000 praticiens de ville ; le grand public peut appeler le 0 825 302 302 (0,15 €/min) ou consulter le site www.pandemie-grippale.gouv.fr pour obtenir toutes les informations utiles.

LES MÉDECINS SONT-ILS SUFFISAMMENT FORMÉS ?
  • Notre pays se prépare à la pandémie grippale depuis plusieurs années. Les professionnels de santé ont donc été informés et formés. A titre d’exemple, en 2006, 300 000 kits de formation, d’information et de communication et fiches ont été diffusés. Les médecins libéraux ont également participé à des sessions de formation, organisées en 2006 et en 2007 dans toutes les régions.
  • Début juillet, Roselyne BACHELOT-NARQUIN a organisé des réunions avec le conseil de l’Ordre, les unions régionales de médecins libéraux (URML) et les syndicats pour préparer l’évolution du dispositif et l’intégration du secteur ambulatoire. Le dispositif a donc été construit et validé en concertation avec les professionnels de santé.
  • Un site Internet dédié aux professionnels de santé (www.grippe.sante.gouv.fr) est également ouvert depuis le 23 juillet. Ce site permet d’informer en temps réel les praticiens de l’évolution des recommandations de prise en charge des patients. Il met aussi à leur disposition une série de fiches « mémo » pour la pratique quotidienne.
LES SERVICES DE L’ÉTAT SONT-ILS MOBILISÉS ?
  • Pour que ce dispositif soit parfaitement opérationnel, les services de l’Etat sont totalement mobilisés. Sous l’égide du Ministère de l’Intérieur, la coordination interministérielle a d’ailleurs été renforcée :
  • Les réunions du centre interministériel de crise, placé sous l’autorité du Ministre de l’Intérieur, se tiennent désormais toutes les semaines ;
  • Sur l’ensemble du territoire, les préfets ont reçu des instructions pour réussir la prise en charge des malades par les médecins libéraux et faire en sorte que la continuité des services de l’Etat et des collectivités territoriales soit pleinement assurée. Une attention particulière est portée aux activités des services de l’Etat qui accueillent des publics nombreux comme ceux relevant de l’éducation nationale.
QU’EN EST-IL DES VACCINS ?
  • Le Gouvernement a pris les mesures nécessaires pour que tous les Français qui le souhaitent puissent être vaccinés contre la grippe A/H1N1. Trois contrats ont été signés avec les laboratoires GSK, Sanofi-Pasteur et Novartis. Au total, l’Etat a d’ores et déjà commandé 94 millions de doses de vaccin, qui seront disponibles au plus tôt à l’automne.
Y A-T-IL DES RAISONS DE S’INQUIÉTER ?
  • Aujourd’hui, l’OMS considère que le virus de la grippe A/H1N1 est de virulence modérée, mais très contagieux. Les Anglais estiment que 30% de leur population pourrait être atteinte. Il faut donc se préparer à une épidémie, dont la gravité serait moins individuelle que collective. Individuellement, en règle générale, ce ne serait pas beaucoup plus grave qu’une grippe saisonnière, mais c’est le nombre de malades qui serait un problème de santé publique.
  • Comme l’a indiqué Brice HORTEFEUX, « il n’y a pas de raison de s’inquiéter mais il y a des raisons de se préparer ». Et c’est ce que fait le Gouvernement.
  • Parce que notre pays redoutait l’arrivée d’une pandémie grippale, la France a réalisé depuis plusieurs années un effort considérable pour planifier l’organisation les soins, assurer la formation des professionnels de santé et organiser le maintien de l’activité en cas de pandémie.
  • Le résultat de cette préparation, c’est le plan de prévention et de lutte contre la pandémie grippale qui prévoit pour chaque étape des mesures concrètes pour combattre l’épidémie et assurer la continuité de l’activité nationale. Grâce à ce plan, et selon l’OMS, la France est l’un des pays les mieux préparés au monde.
  • Depuis le début de cette épidémie, le Gouvernement a adapté en permanence et de façon pragmatique son action à la situation, tout en préparant l’étape suivante. Si nous observions une poursuite de l’évolution de l’épidémie dans le courant du mois d’août, le passage en phase 6 du plan gouvernemental pourrait être envisagé.


LES CHIFFRES
  • 175 000 : c’est le nombre d’élèves handicapés qui vont à l’école.
  • 10 000 : c’est le nombre d’élèves handicapés supplémentaires accueillis à chaque rentrée.
  • 4 700 : c’est le nombre d’AVS recrutés entre 2007 et 2008.
L’ESSENTIEL
  • La scolarisation des enfants handicapés en milieu ordinaire est une priorité de Nicolas SARKOZY. Grâce à l’action du Gouvernement, ce sont aujourd’hui 175 000 élèves handicapés qui vont à l’école, étudient et grandissent en compagnie des autres enfants. A chaque rentrée, ce sont 10 000 enfants handicapés supplémentaires qui sont accueillis !
  • Pour accompagner ces enfants au quotidien, le Ministère de l’Education nationale a recours aux auxiliaires de vie scolaire (AVS) recrutés sur deux types de contrats à durée déterminée (CDD) : les contrats d’assistants d’éducation et des contrats aidés. Entre fin juin et septembre 2009, 5 000 de ces contrats dédiés à l’accompagnement individualisé des élèves handicapés arrivent à échéance.
  • Mais il ne faut pas confondre contrats et postes : Luc CHATEL s’y est engagé, les postes seront maintenus.
  • Pour les personnes dont les contrats ne pourront pas être renouvelés, l’Etat a pris sa responsabilité d’employeur et examinera au cas par cas les différentes situations.
  • Pour certains types de handicaps, il est essentiel de garantir la continuité d’un accompagnement qui est la condition d’une meilleure insertion scolaire et sociale. C’est la raison pour laquelle le Gouvernement a fait adopter un amendement au projet de loi sur la mobilité dans la fonction publique. Il va permettre aux personnes qui accompagnent depuis longtemps certains élèves handicapés de continuer à le faire dans le cadre associatif.
SCOLARISATION EN MILIEU ORDINAIRE DES ENFANTS HANDICAPÉS, OÙ EN EST-ON ?
  • Comme l’a demandé le Président de la République, notre devoir est de faire en sorte que tous les enfants de France puissent fréquenter les mêmes écoles.
  • Grâce à l’action du Gouvernement, ce sont aujourd’hui 175 000 élèves handicapés qui vont à l’école, qui étudient et grandissent en compagnie des autres enfants. C’est 30% de plus qu’en 2005 ! A chaque rentrée, ce sont 10 000 enfants handicapés de plus qui vont en classe. Soyons clairs : il est hors de question de relâcher notre effort et de nous arrêter sur cette lancée.
QU’EST-CE QUE LES AVS ?
  • Pour accompagner au quotidien les enfants handicapés, le Ministère de l’Education nationale a recours à des auxiliaires de vie scolaire (AVS). 4 700 ont été embauchés entre 2007 et 2008 et ont été formés par le Ministère.
    Ces AVS sont recrutés sur deux types de contrats à durée déterminée (CDD) :

    • Des Assistants d’Education recrutés pour 6 ans maximum (AED): on en compte près de 10 000, souvent des étudiants, qui suivent individuellement 1, 2 ou 3 élèves handicapés dans leur scolarité. Ils sont recrutés par les Inspecteurs d’académie.

    • Des titulaires de contrats aidés qui sont affectés à des missions d’accompagnement. Ce sont des contrats d’avenir, des contrats d’accompagnement vers l’emploi, d’une durée de deux ou trois ans selon les cas.

       

POURQUOI CES CONTRATS ARRIVENT-ILS À ÉCHÉANCE ? 
  • Les premiers contrats d’assistant d’éducation (AED) ont été signés en 2003, il y a 6 ans, soit la durée maximale du contrat. Ils ne pourront donc pas être renouvelés. Parallèlement, certains contrats aidés signés il y a 2 ou 3 ans arrivent eux aussi à échéance. Entre fin juin et septembre, ce sont environ 5 000 de ces contrats qui vont donc arriver à leur terme.
  • Il faut dire la vérité : ces contrats sont des tremplins, des passeports pour l’insertion professionnelle. Ils bénéficient soit aux étudiants, soit aux personnes en situation précaire qui souhaitent retrouver un emploi. Pour que ces dispositifs de solidarité nationale soient efficaces, il faut que tout le monde puisse en bénéficier. Et pour que tout le monde en bénéficie, ces contrats doivent être régulièrement renouvelés.
  • Pérenniser dans ces emplois les personnes qui s’y trouvent actuellement, c’est se priver de la possibilité pour les plus jeunes d’intégrer à leur tour ce dispositif, de s’y former et donc d’accéder à l’emploi. Néanmoins, il fallait trouver une solution pour garantir la continuité de l’accompagnement dans certains cas. C’est chose faite avec l’amendement adopté le 2 juillet 2009.
Y AURA-T-IL MOINS DE PERSONNES POUR S’OCCUPER DES ENFANTS HANDICAPÉS ?
  • Il ne faut pas confondre contrats et postes. Les contrats arrivent à échéance mais les postes demeurent. Comme s’y est engagé Luc CHATEL, il y aura toujours autant de personnes pour accompagner les enfants handicapés à la rentrée 2009.

QUE VONT DEVENIR LES AVS QUI NE POURRONT PAS ÊTRE RENOUVELÉS ?
  • Ils ont reçu une formation et sont dotés d’une vraie expérience professionnelle. Certains vont d’ailleurs passer des concours avec succès.
  • Mais une chose est sûre, nous ne laisserons personne sur le bord du chemin. L’Etat prend ses responsabilités d’employeur et examinera les situations au cas par cas :
  • Luc CHATEL a demandé aux académies de mettre en place, avec Pôle emploi, des dispositifs de formation et de validation des acquis (VAE) avec un objectif clair : permettre à ces personnes de rebondir le mieux possible.
  • Il a également demandé aux Inspections générales, en accord avec Laurent WAUQUIEZ, une mission d’évaluation complète avec des propositions précises pour assurer leur retour à l’emploi.

EN QUOI CONSISTE L’AMENDEMENT DÉPOSÉ PAR LE GOUVERNEMENT ?
  • Ce que les familles des élèves handicapés attendent, c’est que les compétences et l’expertise nécessaires pour accompagner des handicaps spécifiques soient préservées. C’est pourquoi le Gouvernement a souhaité que, pour ces situations particulières de handicap, certains AVS puissent continuer à accompagner leurs élèves.
  • Pour répondre à cet objectif, le Gouvernement a présenté, jeudi 2 juillet, un amendement à la loi sur la mobilité dans la fonction publique. Cet amendement a été voté à l’unanimité et salué par la principale Fédération d’association en charge du handicap (la FNASEPH). Il donne notamment aux AVS, qui ont été formés à des techniques spécifiques d’accompagnement de certains handicaps et qui arrivent en fin de contrat, la possibilité de continuer à accompagner les enfants handicapés dès lors qu’une association acceptera de porter un nouveau contrat.
  • Cette nouvelle solution ne se substituera à celles qui existent déjà (Services d'Éducation Spéciale et de Soins à Domicile et Auxiliaires de Vie Scolaire). Elle viendra les compléter à la fois pour mieux répondre aux attentes des familles et à celles des AVS en fin de contrat qui pourront ainsi enrichir leurs pratiques professionnelles.

QUAND CETTE MESURE ENTRERA-T-ELLE EN VIGUEUR ?
  • Un décret et une circulaire viendront prochainement concrétiser cette nouvelle mesure. Les premières conventions seront rapidement élaborées.
  • Au-delà, cette mesure ouvre la voie à la création d’une véritable filière de formation aux métiers de la dépendance, essentiels pour garantir la solidarité et renforcer la cohésion de notre société.
     

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  • en Permanence : 02 22 51 01 39
  • à l'Assemblée :    01 40 63 60 00

 

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