Députée du jour : Françoise Guégot, députée UMP de Seine-Maritime

Ils débattent, ils légifèrent, ils font entendre leurs voix dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale… Au-delà de leurs appartenances et de leurs convictions politiques, qui sont-ils vraiment ?

Derrière la scène politique et les enjeux parlementaires, Nathalie Cuman propose de découvrir les députés autrement. Le temps d’un tête-à-tête, le personnage politique s’efface pour laisser parler l’homme ou la femme, confier son histoire personnelle, son parcours, ses passions et ses aspirations profondes.





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La décision du Tribunal de Commerce de rejeter les offres de reprise de la raffinerie Petroplus est une terrible déception pour les  salariés et leurs familles et je tiens à les assurer de tout mon soutien. Depuis le dépôt de bilan de leur entreprise en janvier 2012, ils vivent entre l’inquiétude et l’espoir, je mesure leur désarroi et je salue leur courage.

Je salue également les efforts considérables de la Direction et de l’Intersyndicale qui se sont battues, seules, depuis plusieurs mois, pour chercher un repreneur.

Je déplore le triste épilogue de ce sinistre feuilleton orchestré par le ministre du redressement productif. Comme on pouvait le craindre, le plan de sauvetage du gouvernement a fait long feu, pour rien. Le sauveur de l’industrie française s’est transformé en fossoyeur. Entre attentisme et gesticulation, l’inefficacité du gouvernement Ayrault a enterré Petroplus.

A plusieurs reprises, j’ai plaidé pour que tout soit mis en œuvre pour assurer un avenir à cet outil industriel et surtout aux salariés du site. En février 2012, à l’initiative de François Fillon, alors premier Ministre, et avec mes collègues parlementaires de Seine-Maritime, j’ai porté et fait voter en urgence une loi destinée à empêcher le détournement d'actifs d'une entreprise défaillante et visant Petroplus. Depuis, je n’ai eu de cesse de demander au gouvernement actuel, devant la représentation nationale, une mise au point sur son action et sur ses perspectives. Je n’ai jamais obtenu de réponse concrète.

Le gouvernement avait promis le reclassement dans l’industrie pétrolière de la Vallée de la Seine d’une centaine de salariés Petroplus. Tiendra-t-il ses promesses? Comment aidera-t-il les autres salariés dont le licenciement sera déclenché dans les prochains jours ?

J’appelle solennellement François Hollande à se mobiliser pour honorer ses engagements dans ce domaine. Je ne peux m’empêcher de lui rappeler sa déclaration, en janvier 2012, alors qu’il était candidat à la présidentielle, en campagne à la raffinerie de Petit-Couronne: « Où est l’Etat, où est le Gouvernement, où est le Président de la République?». Il est temps de joindre vos actes à vos paroles  Monsieur le Président! Il en va de l’avenir de centaines de familles, déjà très fragilisées et qui méritent toute notre considération.

Pour ma part, je me tiens à leur entière disposition et je resterai très vigilante sur les moyens qui seront mis en œuvre pour favoriser leur retour à l’emploi.

 

Françoise Guégot, Députée de Seine-Maritime

 

Françoise Guégot, Députée UMP et membre de la Droite Sociale, dénonce les nouvelles attaques contre les familles et les classes moyennes formulées par Bertrand Fragonard dans le rapport remis aujourd’hui au Premier Ministre.


Une des richesses de notre pays est le dynamisme de notre natalité. Avec une moyenne de 2,01 enfants par femme en âge de procréer, contre 1,57 en Europe, et même 1,36 en Allemagne, la France prépare son avenir. Cette assurance jeunesse pour notre pays a un prix : celui de nos mesures en faveur de la natalité. Chercher à brider cette natalité aurait un coût : celui du déséquilibre démographique inéluctable entre actifs et retraités, qui fragiliserait tout l’équilibre de notre protection sociale. Le défi de la natalité n’est pas un simple enjeu du quinquennat. Les conséquences des décisions prises sur ce sujet se mesurent sur plusieurs décennies.

Malgré cela, pour les députés de la Droite Sociale, le rapport de Bertrand Fragonard rassemble une batterie de mesures qui affaiblissent notre politique nataliste : baisse des allocations familiales, diminution de la prime de naissance, abaissement du quotient familial. Ces mesures pourraient toucher les familles avec 2 enfants à partir de 5 009 € par mois de revenus.

Pour une famille dont les deux parents travaillent, gagnant 2 500 € chacun, ayant des emprunts à rembourser pour la voiture, pour la maison, devant économiser pour les études supérieures des enfants, et ayant déjà subi de plein fouet la suppression des heures supplémentaires défiscalisées, c’est une nouvelle attaque très difficile à accepter.

En quelques mois, François Hollande a perdu sa crédibilité quant à sa capacité à faire face à la crise, il a fait reculer le pouvoir d’achat des Français en 2012, une première depuis 1984, mais il ne tire aucune leçon de ses échecs.

Lors de son intervention télévisée du 27 mars dernier, il nous a promis qu’aucune augmentation d’impôt ne verrait le jour en 2013 et en 2014. Mais, avec le rapport de Bertrand Fragonard, il récupère de nouvelles idées pour fragiliser les familles des classes moyennes.

La politique familiale ne doit pas se transformer en variable d’ajustement social, mais doit demeurer un système universel, ou la famille reste un enjeu pour l’ensemble de la communauté nationale.

Demain mardi 12 février, après plus de 10 heures de débats en Commission et 10 jours dans l’hémicycle, les députés auront à se prononcer sur le texte du projet de loi relatif au mariage pour tous, présenté par la majorité socialiste.

Ce texte va entraîner sans aucun doute de nombreuses incertitudes : incertitudes juridiques, incertitudes sur la filiation. J’ai la conviction que ce texte est bien l’ouverture du droit à l’enfant au détriment des droits de l’enfant et qu’il aura des conséquences irréversibles pour notre société. La pseudo « modernité » défendue comme argument majeur par les socialistes, leur certitude d’être « dans le sens de l’histoire » vont entraîner une fracture durable entre les Français.

Il y a quelques semaines, j’ai annoncé que je voterai contre ce texte. L’attitude méprisante des membres du gouvernement et des députés de la majorité pendant toute cette période n’ont fait que confirmer ma position. Il n’y a eu aucun débat possible, aucun assouplissement, malgré le travail acharné de l’UMP.

Le temps du débat sur la Famille n’est pas clos. Sans préjuger des prochaines étapes (PMA, Gestation pour autrui…), il est à craindre que notre modèle de société continue à être gravement bouleversé. En aucun cas je ne cautionnerai ces choix.

Françoise Guégot


Je ne voterai pas le texte sur le mariage pour tous.

 

 

Dans ma contribution à l'écriture du livre numérique "Chapitre 2012"[1], j'ai abordé la question des nouvelles libertés familiales et notamment la question des familles homoparentales. J'ai soutenu l'idée que notre société ne peut plus ignorer leur existence et qu'elle doit d'une façon ou d'une autre les reconnaître pour protéger les membres qui la constituent. Mais si elle doit le faire, elle ne doit pas pour autant remettre en cause le mariage tel qu'il est défini et surtout perçu dans notre société.

 

 

Or, le projet de loi présenté par le gouvernement, propose de régler la situation des couples de même sexe en modifiant profondément le droit pour tous les couples.

 

Il est utile de rappeler que le mariage civil français est une institution républicaine créée "pour protéger la femme et ses enfants nés et à naître". Son ouverture aux couples de même sexe entraînerait donc leur accès à la filiation.

 

En l'état actuel du droit, la filiation est fondée sur l'identification d'un lien maternel et d'un lien paternel. L'état civil qui définit l'identité d'une personne est donc bien aujourd'hui sexué et censé être le plus proche de la réalité: il est le reflet d'une réalité biologique.

Le code civil évoque d'ailleurs clairement les termes: "père et mère par le sang" ou "famille d'origine".

Le projet de loi présenté par le gouvernement retire toute référence dans notre code civil à la mère et au père au profit du terme "parent". Ainsi pour régler la situation de quelques milliers de couples de même sexe, la loi va supprimer à près de 15 millions de familles, le droit d'être reconnu comme père et mère de leurs enfants.

 

 

Notre loi française offre par ailleurs aux couples mariés, la possibilité d'adopter un enfant.

Pour faire le plus simple possible, il existe deux possibilités: l'adoption simple et l'adoption plénière.

Dans le premier cas, l'enfant demeure né d'un père et d'une mère connus ou non. La filiation fondée sur le lien de sang est maintenue. Cette adoption est une filiation complémentaire, juridique et révocable. Elle permet l'exercice de l'autorité parentale (conjointe ou non). Elle ne fait en aucun cas disparaitre les parents biologiques qui coexistent ainsi, avec le ou les parents adoptifs.

 

Dans le deuxième cas, l'adoption est calquée sur la filiation biologique: elle assimile l'enfant adopté à l'enfant né du couple, le rattachement est irrévocable et sur l'état civil ne figure plus que le nom du père et/ou de la mère adoptifs. Cette adoption plénière fait totalement disparaître les parents biologiques qu'ils existent ou non.

 

 

Je défends donc l'idée qu'un nouveau contrat "l'union civile" permettrait d'une part de maintenir l'institution du mariage telle qu'elle existe et d'autre part de répondre aux attentes des couples de même sexe.

 

Premièrement, « l’union civile » offrirait ce que le PACS ne permet pas: la reconnaissance publique de l'engagement, l’accès à des droits sociaux et patrimoniaux équivalents à ceux des couples mariés.

 

Deuxièmement, ce contrat pourrait permettre l'adoption simple qui ne remet pas en cause le principe de filiation. On reconnaît le rôle d'éducateur à l'ensemble du couple de même sexe et on offre ainsi tous les droits sociaux et successoraux aux enfants des deux parents ainsi reconnus. Cette solution permet, juridiquement, de protéger les enfants. On estime en effet qu'en France, il existe déjà entre 40 000 et 100 000 enfants vivants au sein d'une famille homoparentale.

 

 

Cette question du mariage pour tous est un sujet qui mérite un débat ouvert dans notre société. Il ne peut pas se résumer à opposer les « pour » et les « contre » de manière frontale.

Les libertés familiales qui sont offertes aujourd'hui doivent être respectées. 65% d'enfants vivent avec des parents mariés. Il y a donc plus d'un tiers des enfants de notre pays qui vivent actuellement dans des familles structurées autrement que par le mariage civil. Il nous faut en tenir compte sans juger, sans stigmatiser.

 

Le rôle de la République est bien de protéger l'ensemble de ses concitoyens, de leur donner les mêmes droits devant la loi. C'est cet objectif qui doit primer pour les enfants. Dans cet esprit nous devons défendre les droits de l’enfant et non le droit à l'enfant.

 

 

Maintenir l'existence du père et de la mère dans notre code civil qui définit la filiation, est une nécessité. C’est la base de nos origines, c’est bien cette existence qui définit notre identité et c’est de là que commence notre histoire individuelle.

 

 

 

 

 

 

Françoise Guégot

Députée de Seine Maritime


[1] www.chapitre2012.fr

 

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