Les 22000 sages-femmes ont vu sur ces dernières années leur compétence médicale se développer.

Ainsi, les sages-femmes interviennent au-delà des accouchements, dans la prévention, dans le conseil, dans le dépistage et dans la prescription de contraceptions. Leurs missions et leurs rôles se sont accrus. Elles sont irremplaçables et indispensables.

Il est impératif que leur cadre d’intervention soit mieux défini. Elles disposent d’un niveau de responsabilité et de fonction au même titre que les praticiens du monde médical.

D’ailleurs, la Cour des Comptes, dans son rapport de 2011 a recommandé une meilleure valorisation de leurs compétences qui en ferait des professionnels de premier recours pour la grossesse, le suivi gynécologique de prévention et la contraception.
 
Alors que les Sages-femmes sont en grève depuis le 16 octobre, c'est-à-dire depuis un mois et que le mouvement national gagne du terrain, elles méritent d’être écoutées. Demain, les sages-femmes manifesteront, soutenues par des Chefs de Service de Maternité.

Or, à ce stade, Madame la Ministre de la Santé et des Affaires sociales n’a pas daigné les rencontrer personnellement.
 

Les députées UMP qui les rencontrent actuellement en circonscription et à l’Assemblée nationale les soutiennent et se sont offusquées de l’absence totale de réaction de la  Ministre. Elles demandent au Premier Ministre que Madame Touraine les reçoivent enfin ou qu’à  défaut, il s’en charge lui-même  et surtout que le Gouvernement précise ses intentions sur ces légitimes revendications.

Nicole AMELINE, Valérie BOYER, Marie-Christine DALLOZ, Sophie DION, Marianne DUBOIS, Virginie DUBY-MULLER, Annie GENEVARD, Marie-Louise FORT, Claude GREFF, Anne GROMMERCH, Arlette GROSSKOST, Françoise GUEGOT, Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, Valérie LACROUTE, Laure DE LA RAUDIERE, Isabelle LE CALLENNEC,  Geneviève LEVY, Véronique LOUWAGIE, Dominique NACHURY, Valérie PECRESSE, Bérengère POLETTI, Josette PONS, Sophie ROHFRISTCH, Claudine SCHMID, Michèle TABAROT, Catherine VAUTRIN, Marie-Jo ZIMMERMANN.

Nous sommes aujourd’hui appelés à nous prononcer en première lecture sur le projet de loi relatif à la transparence de la vie publique, lors d’un vote solennel dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale.

Je ne soutiendrai pas ce texte, et en conséquence, je ne participerai pas au vote. Cela pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, à cause du contexte. En effet, les aveux de Jérôme Cahuzac, Ministre de Jean-Marc Ayrault et de François Hollande ont précipité la mise en place de ce projet de loi. Cette réaction à chaud provoque des interventions violentes dans l’hémicycle. Les amendements orientent le texte d’un extrême à l’autre, tantôt ils instaurent un contrôle absolu sur les parlementaires, tantôt ils manquent du bon sens élémentaire et nécessaire au fonctionnement d’une démocratie. On observe ainsi une majorité bousculée entre ses différents alliés et enchainant avancées et reculades. Il aurait été plus judicieux de programmer ce texte dans quelques mois, avec un recul sur les évènements récents qui aurait permis des débats moins passionnés et plus constructifs.

Alors que la crise économique impose des efforts à tous les Français, la transparence de la vie publique est essentielle pour assurer la confiance de chacun dans notre démocratie. Toutefois, la libre diffusion du patrimoine des élus et autres mesures de ce type ne sauveront pas la France de 12 mois de mauvaise gestion. Alors que le chômage continue de progresser, que nos entreprises sont asphyxiées sous les charges, que nos concitoyens sont confrontés à des hausses d’impôts, notamment les familles et les classes moyennes, il aurait probablement été plus utile et urgent de se battre pour la compétitivité et contre l’augmentation des dépenses publiques.

Rappelons que ce sont les élus UMP qui déjà en 2010 renforçaient les rôles de la Commission pour la Transparence de la vie Politique, et instauraient notamment le délit de déclaration mensongère pour les parlementaires. Mais le texte soumis à notre vote cet après-midi regroupe trop de mesures démagogiques qui frisent le populisme. Les différents amendements imposés par les barons socialistes ont touché à la cohérence d’un texte qui aurait pu, et aurait dû susciter l’adhésion de tous les parlementaires.

Je défends la nécessité de la transparence de la vie publique mais je ne peux me satisfaire d’un texte profondément démagogique et qui ne règle aucun problème.

 

Françoise Guégot

Députée de Seine maritime

 


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