Vendredi 15 mai, à Offranville, le Préfet de Seine-Maritime a réuni les décideurs politiques, économiques et sociaux pour les informer de la mise en œuvre du futur grand chantier du deuxième EPR français à Penly.
En lien avec EDF, cette réunion a permis de présenter les caractéristiques techniques du projet, le calendrier prévisible ainsi que les principaux axes de travail qu’il conviendrait de mener, en matière d’emplois, d’accompagnement des entreprises et des infrastructures.
Devant une assemblée importante, le Préfet a rappelé les trois objectifs principaux d’un tel chantier :
- des créations d’emplois (2000 pendant le chantier, plus de 300 à titre permanent),
- des contrats pour les entreprises régionales (ex pour l’EPR de Flamanville : + 200),
- des équipements publics à adapter (routes, logements, écoles…).
C’est donc une opportunité extraordinaire pour notre région qui résulte du choix stratégique du Président de la République.
Les procédures administratives et l’ampleur d’une telle réalisation ne permettront une mise en fonctionnement effective qu’en 2017. D’ici là, il est absolument indispensable que tous les décideurs se mobilisent pour réussir cette opération.
Si la plupart des élus, au-delà des clivages politiques, se félicitent de cette réalisation future, on peut tout de même se demander, à l’écoute des interventions de circonstance et peu enjouées d’Alain Le Vern, Président de Région, et de Sébastien Jumel, Maire de Dieppe, quelle sera leur détermination à mettre tout en œuvre pour réussir cette implantation ?
C’est pourtant, une chance historique de booster un développement économique local grâce à la nécessaire adaptation des infrastructures et des équipements publics et à l’arrivée de ressources financières et fiscales importantes. Il est notamment de la responsabilité de la Région, de préparer un plan de formations adapté pour favoriser les créations d’emplois pour les jeunes normands.
A l’heure où nous avons à conduire une bataille pour relancer notre économie, seule une dynamique concertée, des acteurs locaux et de l’Etat nous permettra de préparer les emplois et les entreprises.
Rendez-vous pour la première étape : un débat public en 2010 qu’il faut préparer et qui conditionnera le lancement définitif de l’EPR à Penly.
C’est un défi qu’il faut réussir à tout prix : il n’y aura aucune excuse, pour personne, si nous manquons ce rendez-vous.
En tout état de cause, j’y serai à 100 % !
Françoise Guégot
Communiqué de presse du 14 mai 2009. Un tournant pour l’année universitaire.


Nous sommes aujourd’hui à un tournant de l’année universitaire. Si dans la majorité des 83 universités françaises, les étudiants ont repris les cours, et préparent désormais leurs examens, dans une dizaine d’entre elles, certains ne savent pas encore à quelles dates ces examens se tiendront. Et dans une poignée d’universités, les blocages et les violences persistent, et on entend aujourd’hui ici et là des propos irresponsables, que nous condamnons vigoureusement.

Nous n’acceptons pas d’entendre certaines voix s’élever pour demander des semestres blancs. Dans nos circonscriptions, nous rencontrons quotidiennement des familles et des jeunes, qui ont investi beaucoup, et notamment financièrement, dans l’année universitaire. Comment leur expliquer que ces sacrifices n’auraient servi à rien ? Comment leur expliquer que s’il en était ainsi, leurs diplômes auraient une valeur bien moindre demain sur le marché du travail ?

Demander la neutralisation du semestre ou envisager la non-tenue des examens est absolument inacceptable. C’est insulter les familles, bafouer le principe même d’égalité républicaine. C’est porter gravement atteinte à l’image de l’Université française, remettre en cause durablement son attractivité et son rayonnement auprès des étudiants, des chercheurs, des professeurs mais aussi des universités à l’étranger.

L’heure est aujourd’hui à la mobilisation nationale pour sauver l’année universitaire, pour sauver l’avenir de nos étudiants, pour sauver l’Université française. Le Gouvernement a apporté des réponses claires et concrètes aux préoccupations qui se sont exprimées, sur le statut des enseignants-chercheurs, et aujourd’hui encore, sur la formation des maîtres. Valérie Pécresse s’est engagée à accompagner les universités et les étudiants pour que personne ne soit victime des réaménagements nécessaires au bon déroulement des rattrapages de cours et des nouveaux calendriers d’examens.

Et face à cela, que fait la gauche ? Absolument rien. Jamais, depuis 15 semaines, elle n’a appelé à l’arrêt des violences, à la reprise des cours. Son silence assourdissant face à la radicalisation du mouvement est aujourd’hui malsain : cautionne-t-elle les actes de violences et de blocages de quelques-uns ce matin encore à Saint-Etienne ? Est-elle partisane de la dévalorisation des diplômes ?

Nous appelons chacun à faire désormais face à ses responsabilités. Ceux qui restent silencieux seront comptables devant les Français qui sont aujourd’hui inquiets pour l’avenir de leurs enfants.

Ce communiqué a été co-signé par une quarantaine de parlementaires UMP, Nouveau Centre de la Majorité présidentielle
Dépêche n°114078
Valérie Grasset-Morel
aef.info

Orientation : « Faire l'inventaire de l'existant et optimiser l'offre sur fond de mise en marche de Pôle emploi » (Françoise Guégot, député) 

« L'axe premier de ma mission sur les dispositifs d'orientation consistera à faire l'inventaire de l'existant, notamment en région, puis à étudier les moyens d'optimiser l'offre telle qu'elle est proposée avec, en arrière-plan la mise en marche de Pôle emploi », précise à l'AEF Françoise Guégot, député UMP de Seine-Maritime. Elle s'est vu confier, jeudi 14 mai 2009, une mission parlementaire sur l'orientation par Laurent Wauquiez, secrétaire d'État chargé de l'emploi, à l'occasion d'une visite du ministre au centre Afpa de Rouen (L'AEF n°113978). La député devrait recevoir sa lettre de mission « la semaine prochaine ». Elle entend s'appuyer sur « tous les travaux récemment menés sur la question, notamment sur le rapport du COE (Conseil d'orientation pour l'emploi) sur « l'orientation scolaire et professionnelle des jeunes », adopté le 20 janvier 2009 (L'AEF n°107983) et sur les travaux en cours de la commission sur la jeunesse présidée par Martin Hirsch (L'AEF n°113855) ainsi que sur la mission d'information sur la jeunesse du Sénat qui doit rendre ses propositions fin mai (L'AEF n°112844).

Françoise Guégot est l'auteur d'un rapport parlementaire sur « la formation tout au long de la vie » présenté le 4 décembre 2008 devant la Commission des affaires culturelles, familiales et sociales de l'Assemblée nationale (L'AEF n°105731). Elle y place en tête de ses propositions la mise en oeuvre d'une « orientation performante à tous les niveaux du parcours ». Cela pourrait passer par la création d'un « Spifo (Service public d'information sur la formation et l'orientation) » permettant une « information claire (création d'un portail internet) » grâce à la mise en réseau de l'ensemble des organismes d'information existants. Pour la député, cette orientation efficiente doit commencer dès l'école. Il faut, pour cela, « assurer aux enseignants une meilleure connaissance de l'emploi et du monde du travail, de l'entreprise et des différents milieux professionnels tant dans le cadre de leur formation initiale que par des formations continues régulières et des obligations de stages en entreprise tout au long de leur carrière ». La mission Guégot proposait également la création d'un « passeport orientation/formation » pour chaque élève dès la classe de cinquième afin de valider les différentes étapes de ses choix d'orientation professionnelle.

PROJET DE LOI ORIENTATION/FORMATION

Le projet de loi relatif à l'orientation et à la formation professionnelle tout au long de la vie qui va être examiné en commission à l'Assemblée nationale à partir du 2 juin comporte un article spécifique sur l'orientation. La dernière version du texte adoptée en Conseil des ministres le 29 avril dernier ne mentionne plus cependant le « droit à l'information et à l'orientation » qui figurait dans la version précédente de l'article 3 du texte, « pour tout jeune, tout travailleur engagé dans la vie active ou toute personne qui s'y engage » (L'AEF n°112448). Le nouvel article 3 précise que :

« Peuvent être reconnus comme exerçant la mission d'intérêt général d'information et d'orientation professionnelle les organismes qui proposent aux adultes et aux jeunes engagés dans la vie active ou qui s'y engagent l'ensemble des service qui leur permettent:
- d'accéder à la connaissance des métiers, des compétences et des qualifications nécessaires pour les exercer ;
- de bénéficier de conseils personnalisés en matière d'orientation professionnelle ;
- de disposer d'une information sur les dispositifs de formation et de certification et de choisir en connaissance de cause les voies et moyens permettant d'y accéder ;
- de disposer d'une information sur la qualité des formations et des organismes qui les dispensent. »

L'exposé des motifs précise que jeunes et adultes se verront offrir « un ensemble de services en matière, notamment, d'information sur les métiers et les formations et de conseil ». L'amélioration du système d'accueil reposera sur « une labellisation nationale des organismes chargés de l'accueil physique du public ainsi que sur le développement d'outils simples d'utilisation : un centre d'appel téléphonique dédié à la formation professionnelle et un portail internet qui décrit les dispositif de la sphère formation professionnelle, recense l'offre de formation et dirige l'utilisateur vers les interlocuteurs adéquats ». Dans cette perspective, le Centre Inffo et l'Onisep ont conclu une convention de partenariat le 7 mai 2009 afin de permettre « la mise en synergie » de leurs outils respectifs développés dans le cadre de leur mission publique d'information (L'AEF n°113730).

« SORTIR DE LA LOGIQUE DE STATUT »

Au cours du débat à l'Assemblée, Françoise Guégot entend bien « s'impliquer tout particulièrement » sur les dispositions « orientation » du projet de loi, « dès les premières auditions par la commission des affaires culturelles, familiales et sociales » qui débuteront la semaine prochaine sous le pilotage de Gérard Cherpion, député UMP des Vosges, rapporteur du projet de loi.

Pour la député, l'un des points « positifs » du projet consiste à amorcer une sortie de la « logique de statut ». Elle salue également l'objectif de « lisibilité renforcée » qui y est inscrit, en particulier sur l'information/orientation. Dans son rapport, Françoise Guégot va jusqu'à proposer la création d'un « observatoire national de l'offre de formation » dont la mission consisterait à évaluer l'efficacité de l'offre.

Visite de l'AFPA, avec Laurent Wauquiez

 

 
     
     
     
     




Jeudi matin, j’ai accompagné Laurent Wauquiez, Secrétaire d’état à l’Emploi, lors d’une visite du centre de l’AFPA (Association pour la Formation Professionnelle des Adultes) à Saint Etienne du Rouvray.

Au cours de cette visite, Laurent Wauquiez a rappelé la place stratégique qu’occupe cet organisme d’intérêt général, dans le paysage de la formation professionnelle, destiné à devenir un opérateur national de référence.

Il a pu constater la qualité des formations dispensées à la fois grâce à un encadrement humain très performant et des équipements de pointe.

Cette matinée a été pour lui l’occasion de rencontrer des adultes en cours de formation (des jeunes en contrat de professionnalisation, des adultes plus âgés en reconversion professionnelle), des formateurs et des responsables d’entreprises.

A ses côtés tout au long de cette visite, j’ai pu apprécier l’engagement sans réserve de Laurent Wauquiez qui travaille sans relâche, pour mener à bien cette grande réforme de la formation professionnelle inscrite dans une stratégie facilitatrice de l’accès à l’emploi.

Enfin, le Ministre a annoncé qu’il me confiait une mission concernant les dispositifs d’orientation. Cette première étape est essentielle dans la construction du parcours professionnel tout au long de la vie. Une mission qui prolonge le travail que j’ai effectué en tant que Présidente-Rapporteure de la Mission d’information, décidée par la Commission des Affaires Culturelles et Sociales de l’Assemblée nationale, sur la Formation tout au long de la vie. 
 

PROJET DE LOI HADOPI
Une action nécessaire pour lutter contre le piratage


C'est aujourd’hui que le texte « internet et création » revient devant notre Assemblée. Je souhaite vous faire part de mon point de vue sur ce texte que je soutiens.

Le haut débit est une chance, il permet l'accès à la culture pour chacun des Français. Aujourd'hui, près d'un Français sur deux a accès au haut débit. Dans le même temps, le chiffre d'affaire des industries culturelles a baissé de 50% en 5 ans. Le texte vise donc à apporter un cadre au problème du téléchargement sur internet qui se pratique la plupart du temps de manière illégale.

Pour lutter contre le piratage en responsabilisant l'abonné:

Ce nouveau mécanisme tranche avec l'ancien système de répression. En effet, avec le système actuel, les pirates risquent jusqu'à 300 000 € d'amende et trois ans d'emprisonnement. Ces sanctions sont disproportionnées et rarement appliquées. Le Projet a pour but de faire changer les esprits avec pédagogie avec un souci de prévention. Il crée un mécanisme de sanctions graduées: Tout d'abord, un premier avertissement et information par e-mail; ensuite, en cas de récidive, un second avertissement par lettre recommandée .
Enfin, si l'internaute continue à télécharger illégalement, son abonnement internet pourra être suspendu pour une durée de 3 mois à 1 an. Une phase de transaction peut être mise en oeuvre entre le "pirate" et l'HADOPI. Cette transaction peut amener l'internaute à s'engager à ne pas renouveler son manquement.

La suspension de l'accès internet est une sanction adaptée et moins dommageable qu'une amende!
Pour assurer ce contrôle, une autorité indépendante et impartiale, l'HADOPI (la Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des droits sur Internet) est créée.

Pour garantir la vie privée des internautes et protéger les industries culturelles

Aucune atteinte n'est portée à la protection de la vie privée: les données nécessaires à la procédure et le protocole de traitement qui en découle sont contrôlées par la CNIL. C'est L'HADOPI seule qui pourra se procurer les coordonnées personnelles de l'abonné en s'adressant aux FAI (Fournisseurs d’Accès à Internet).

Le texte n'est pas « liberticide »: L'HADOPI offre toutes les garanties nécessaires d'impartialité et de confidentialité. La sanction sera prononcée par une commission de protection des droits, composée de trois magistrats indépendants.

Pour rétablir les créateurs dans leur droit en respectant le droit d'auteur: Notre objectif est de faire d'internet un outil de distribution des biens culturels en développant l'offre légale en ligne.

Il y a urgence à agir! il est important que le législateur prenne ses responsabilités pour assurer le respect du droit d'auteur et de la propriété intellectuelle tout en permettant le développement d'offres plus attractives pour les internautes.

Françoise Guégot

Lire mon intervention en séance du jeudi 12 mars lors de la discussion sur le texte en 1ère lecture: cliquer ici

Voir aussi ma question à Eric Besson alors Secrétaire d'Etat chargé du Développement de l'Economie numérique, le 21 octobre 2008:

Contacter Françoise Guégot

  • en Permanence : 02 22 51 01 39
  • à l'Assemblée :    01 40 63 60 00

 

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