Suite à l'accord conclu entre la Grèce et les États membres de l'Union européenne ce lundi, je m'apprêtais à voter en faveur de la déclaration du gouvernement sur l'accord européen relatif à la Grèce. Mais les propos tenus par le premier ministre grec, affirmant ne pas croire a l'accord qu'il a lui-même signé, m'obligent aujourd'hui à m'abstenir.
Si les termes de l'accord obtenu à Bruxelles sont bons et auraient permis d'éviter une nouvelle catastrophe au peuple grec, la duplicité du premier ministre grec doit nous inciter à la vigilance. En effet, la France détient à elle seule, aujourd'hui, 40% de la dette grecque chiffrée à plus de 320 milliards d'euros. Avec cet accord, il est question de rajouter 86 milliards supplémentaires. Quelles garanties sur l'accord aurions-nous s'il est déjà désavoué par celui qui l'a signé avant même sa mis en place? Quel crédit accordé à un gouvernement qui ne respecte ni la parole de son peuple ni ses engagements devant ses partenaires européens? Et surtout, quelle crédibilité aurions-nous aux yeux des Français en acceptant un tel double jeu?
Depuis son investiture, il y a de cela 6 mois, ce gouvernement s'est contenté de postures politiciennes sans proposer de solutions pour son peuple. Au bord du précipice, Tsipras et son équipe, vont plonger la Grèce dans le gouffre de la misère. Aujourd'hui, en raison de la politique menée par François Hollande, les Français sont matraqués fiscalement. Comment leurs demander de payer 40% des 86 milliards d'emprunt grec sans avoir le début d'une garantie sérieuse? Au regard de l'inaction du gouvernement grec, de son mépris envers son peuple et les Pays créanciers, au regard de la responsabilité qui m'incombe, en tant que représentante de la Nation, vis à vis de mes concitoyens à qui on demande toujours plus d'efforts pour faire face à une politique nationale calamiteuse, je ne peux pas donner ma voix à cette mascarade! Il est évident que dans quelques semaines, quelques mois tout au plus, cet accord ne tiendra pas en l'état. Nous ne savons même pas ce soir, si le parlement grec suivra son premier ministre!

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