Il y a 6 ans, le 16 Juillet 2009, le Président de la République Nicolas Sarkozy déclarait au Havre: « Il convient d'imaginer à présent un transport rapide qui reliera Paris au Havre par Mantes et Rouen et qui profitera aux deux régions normandes». C'était l'acte de naissance de ce qu'on allait appeler la Ligne Nouvelle Paris Normandie (LNPN). La procédure s'enclencha rapidement afin de réaliser dans les meilleurs délais cet équipement si nécessaire à la Normandie.

En 2009/2010, des études préalables sont menées et en octobre 2011 s'ouvre un débat public qui va durer jusqu'en février 2012. En avril 2012, Réseau Ferré de France, maître d'ouvrage, annonce sa décision de poursuivre le projet et décide immédiatement d'engager des études préalables à l'enquête publique. Début 2012 le projet LNPN se présentait donc sous les meilleurs auspices et compte tenu de la durée des études préalables (4 ans) et de l'enquête publique (1 à 2 ans), le démarrage des travaux était prévu pour 2017-2018 avec une mise en service dans les premières années de la décennie 2020.

C'était compter sans l'accession à la Présidence de la République de François Hollande en mai 2012, qui va s'employer à défaire ce qui avait été entrepris au cours des années précédentes. Sa priorité va être de limoger Antoine Rufenacht, Commissaire général au développement de l'Axe Seine dès Novembre 2012, et d'attendre 6 mois pour désigner son successeur M. Philizot en avril 2013.

François Hollande ayant alourdi considérablement la dépense publique, le projet de LNPN passait au second plan.

Son ministre des Transports a alors l'idée de prolonger les études préalables à l'enquête publique, différant ainsi le début des travaux, donc l'engagement financier de l'Etat, dans un projet d'un coût global de 5,3 milliards €. Cette prolongation des études préalables de la LNPN jusqu'à 2020, officialisée par le Contrat de Plan Interrégional Etat-Région qui vient d'être signé à Rouen le 25 Juin par Nicolas Mayer-Rossignol et Laurent Beauvais, renvoie bien après 2020 le démarrage des travaux!

Ce report n'est pas innocent, il permet à l'Etat de ne prendre aucun engagement financier. A quelques mois des élections régionales, il était difficile à M. Mayer-Rossignol d'assumer ce bilan désastreux pour la Normandie. Aussi convenait-il pour lui, par une politique de communication appropriée, d'essayer de dissimuler ce bilan aux Normands.

C'est le sens de sa prestation médiatisée à Paris le 7 Juillet dernier à Paris ou bien évidemment, rien de nouveau n'a été annoncé. La prolongation de la durée des études préalables n'est malheureusement pas une nouveauté et n'est pas de nature à faire entrevoir aux Normands une amélioration prochaine de leur réseau ferroviaire très dégradé. Mais ce n'est pas là l'essentiel aux yeux de Nicolas Mayer-Rossignol pour qui l'échéance de décembre 2015 revêt une autre importance. A cette occasion les Normands devront s'en souvenir et sanctionner les artisans du déclin de leur région.

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