Madame Françoise GUEGOT: "Dans quelques jours, 615 000 élèves de terminale et 483 000 élèves de première vont passer les épreuves du baccalauréat, dont nous fêtons cette année le bicentenaire. Le baccalauréat est un examen important qui marque la fin de l'enseignement secondaire et l'entrée dans l'enseignement supérieur. Ce n'est pas seulement le premier grade universitaire mais aussi un rite de passage dans l'âge adulte, un symbole des progrès de notre système éducatif, un pilier de la cohésion nationale.

Mais que le baccalauréat se déroule dans de bonnes conditions ne justifie pas que les lycéens perdent chaque année un mois de cours. Or, l'organisation compliquée de l'examen aboutit à interrompre les enseignements dans les établissements dès la fin du mois de mai. une expérimentation sur ce que vous appelé, Monsieur le Ministre de l'éducation nationale, la "reconquête du mois de juin" a été lancée dans quinze départements dont celui de la Seine Maritime. Comment comptez vous assurer une pleine année scolaire aux élèves?"

Monsieur Xavier DARCOS: "Un mois au lycée, cela représente une dépense publique d'un milliard d'euros et il n'y aucune raison pour que ces ressources ne soient pas utilisées pour permettre aux élèves et aux professeurs d'achever le programme. De même , il n'est plus acceptable que les établissement soient systématiquement perturbés par l'organisation des examens. C'est du reste un vieux sujet, puisque l'un de mes lointains prédécesseurs, Lucien Paye, avait pris une circulaire en 1961 pour demander que les examens soient organisés dans des locaux extérieurs et que les épreuves soient surveillées par des personnels non enseignants.

Près de cinquante ans plus tard, le rythme des réformes s'étant un peu accéléré sous la présidence de Monsieur Sarkozy par rapport aux années 1960, nous expérimentons ce système. Dans tous les lycées de France, les épreuves ont été repoussées d'une semaine, de même que les conseils de classe et d'orientation. Ainsi, les élèves restent mobilisés du fait qu'ils ne connaissent pas leur sort pour l'année suivante.

Dans quinze départements, nous expérimentons un dispositif permettant d'utiliser à plein le mois de juin: les épreuves se déroulent hors des lieux d'enseignement et ne sont pas surveillées par des professeurs. Quant aux correcteurs, ils se voient proposer une rémunération bien plus attrayante, puisqu'elle passe d'un plus d'un euro par copie à cinq euros. Enfin, je rends hommage aux gestionnaires qui se sont donné beaucoup de mal pour que l'expérience réussisse; ils recevront une prime augmentée de 100%.

Avec ces mesures, nous prouvons que l'on pet gagner du temps scolaire et réformer à moyens constants. J'imagine que les gardiens du statu quo protesteront, mais j'estime que nous apportons une solution simple, pratique et qui profite à tout le monde."
 
 
L'UMP félicite l'Opération Campus lancée par Valérie Pécresse, Ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche.

Cette opération a pour but de créer de véritables lieux de vie pour les étudiants en redynamisant les campus. Six projets ont été retenus à ce jour sur quarante six dossiers présentés par les universités françaises, qui avaient fait un effort sans précédent pur se rapprocher entre elles et présenter des projets communs. Le comité de sélection a souligné le potentiel et la qualité de l'ensemble des projets qui démontrent la volonté forte de nos universités d'aller de l'avant. Elles s'inscrivent ainsi dans le prolongement de la Loi dur l'autonomie des universités qui démontre là encore toute son utilité.

Cette Opération Campus valide des projets qui ont tous une grande ambition scientifique et pédagogique, répondent à une urgence de la situation immobilière, développent une vie de campus et s'attachent au caractère structurant pour leur territoire.

Un effort financier sans précédent de 5 milliards qui a été consenti grâce aux sommes issues du placement du fruit de la vente d'actions d'EDF. Le gouvernement montre ainsi sa volonté d'investir pour l'avenir en permettant aux universités françaises d'acquérir une forte visibilité européennes et internationale.

Les sites universitaires qui n'ont pas été pour le moment sélectionnés, vont pouvoir bénéficier d'un accompagnement particulier pour aider la réalisation de leur projet, ou, seront pris en compte dans le choix des priorités des crédits de mise en sécurité et des contrats de plan Etat-région.

Valérie Pécresse a enfin rappelé qu'il reste quatre sites à choisir, pour lesquels l'appel à projets s'achèvera le 27 juin.

Le lancement opérationnel de l'Opération Campus est attendu au début de l'année prochaine.

Saluant l'opération, l'UMP a demandé au gouvernement de mettre à l'étude la prise en charge partielle des équipements et abonnement internet des étudiants boursiers: il s'agit là encore de donner à nos étudiants les conditions de la réussite!


Ma dernière intervention

Projet de Loi pour l'égalité Femmes - Hommes - Intervention de Françoise Guégot

 
Retrouvez la vidéo de l'intervention de Françoise Guégot en cliquant ici.
Retrouvez la réponse de la Ministre en cliquant ici.