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18Mai10
Dossiers d'actualité
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Retraites: les engagements du gouvernement |
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![]() Ardente nécessité que celle de réformer le système des retraites. A bout de souffle, si nous ne faisons rien, ce dernier finira par disparaître. Dès lors que voulons-nous ? Réformer ou cacher la vérité aux Français ? Le choix de la majorité présidentielle a toujours été celui de la transparence : le système de retraite doit être réformé pour être sauvegardé. Les maux dont il souffre sont nombreux, le gouvernement vient de remettre son « document d'orientation » aux partenaires sociaux, plusieurs engagements ont été pris qui serviront de base à la discussion. Nos concitoyens n'ont plus confiance dans notre système de retraite alors même que son principe fondamental, la répartition, est le plus juste. Pour autant, même si le principe de la répartition est le plus équitable, on ne peut ignorer qu'il faut encourager les dispositifs d'épargne retraite, sans pour autant considérer qu'ils sont l'unique solution à un rééquilibrage financier du système. Nous ne devons pas non plus céder à la tentation de la politique à court terme. Si l'on veut, comme s'y engage le gouvernement, un retour à l'équilibre de nos régimes de retraite à moyen terme, en dépassant la logique de la simple réduction du déficit, il est impératif de déterminer les règles des régimes à horizon 2020 ou 2030 en réformant le mode de calcul des droits et en allongeant la durée d'activité. Ainsi, on ne baissera ni les pensions des retraités d'aujourd'hui ni celles des retraités de demain. Le problème, on le sait, résulte de la démographie française. La population vieillit: trop de retraités pour peu d'actifs. Le gouvernement vient d'annoncer qu'il écartait toute solution susceptible de baisser le niveau de vie des Français ou d'augmenter le chômage. Dès lors, la solution privilégiée par le gouvernement consisterait à allonger la durée d'activité des actifs. Cet allongement devra s'étaler sur plusieurs années afin de ne pas bouleverser les projets de vie des salariés actuellement proches de la retraite. Dans la même logique de justice, il faudra désormais accroître la prise en compte de la pénibilité. D'aucuns sont plus rapidement usés par leur travail, compte-tenu de sa nature, on ne peut l'ignorer, d'autres peuvent prétendre à des « carrières longues ». Il est donc nécessaire d'envisager une politique de l'emploi des séniors adaptées aux contraintes de chacun. Enfin, parce que notre Etat social est fondé sur la solidarité, nous devons trouver des solutions pérennes, et ce, afin de financer ses mécanismes. Le gouvernement envisage de mettre en place une contribution supplémentaire sur les hauts revenus et les revenus du capital mais également de poursuivre la convergence entre les régimes de retraite du public et du privé. Françoise Guégot
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